Un maire condamné pour approvisionnement des citoyens en eau potable.

Sofiane Oumellal, maire Aafir persécuté par la justice

Un jeune maire, Sofiane Oumellal qui est avocat de métier, condamné pour avoir autoriser un camion-citerne d’approvisionner la population en eau potable. Son aval a été donné à un citoyen en 2020. Et c’est pour un besoin de cette denrée primordiale aux familles que les services publics devaient assurer.

Depuis 2017 qu’il est élu, d’ailleurs consacré comme le plus jeunes maire d’Algérie, il subissait ce genre de tracas. D’où on voit mal qu’est vraiment son tort ? Déjà ce maire d’Aafir, à l’est de Boumerdes, avait été arbitrairement suspendu par le wali de Boumerdes de ses fonctions d’élu.

En même temps une condamnation à deux ans de prison ferme, en septembre 2020, pour une affaire de cantine scolaire dont l’accusation s’est avérée sans fondements. Il avait mis à la disposition de citoyens de sa commune, le restaurant d’école. Et de laquelle il a été acquitté le 2 Mars 2021 par le tribunal de Boumerdes.

L’affabulation d’une nouvelle Algérie continue son chemin cauchemardesque, au lieu de montrer d’authentiques espérances. C’est une fonte que des institutions, dont la justice, ce qui fondamentale, plongent dans ces débâcles, alors que se réjouissent les bureaucrates et leurs acolytes et les jeunes manifestent encore.

Mais ça se passe en Kabylie, Aafir dans la wilaya de Boumerdes, région récalcitrante mais aussi celle qui subit une forme de régionalisme haineux et hostiles. En plus il est du RCD, le parti qui dérange et que se fait harceler pour moult subterfuges.

Le code communal en son article l’article 123, donne au Conseil populaire municipal le pouvoir de distribuer de l’eau potable et de contrôler les vecteurs de maladies infectieuses.

Le tribunal a infligé deux ans d’emprisonnement, 200 000 DA d’amendes. Figurez-vous pour avoir assuré la distribution par un fournisseur ayant une citerne, équipement qui a été utilisé pour désinfecter les artères du village au temps du COVID-19. Notons que par disparité et régionalisme, rares sont les médias qui soulèvent ces fréquentes persécutions des managers, hommes politiques et personnalités de Kabylie. Alors que les institutions comme les tribunaux s’impliquent dans ces injustices.

La solidarité à ce jeune devait être un modèle d’élan pour ce qui est vraiment « la nouvelle Algérie ». Mais comme les dérives judiciaires s’aveuglent contre les compétences et les dynamiques parmi les enfants du pays, peu d’espoir que l’Algérie s’en sorte tant qu’elle est ainsi dirigée.