Le Hirak sera-t-il court-circuité comme la démocratie en 1988 ?

Rashad dans le Hirak d'Algérie

Le danger du terrorisme islamiste guette l’Algérie. Alors que la population abuse de la religion et ne tient pas compte de cette menace, le mouvement Rashad s’incruste, avec l’aide de complicités diverses, dans le Hirak. Il est une reprise de la politique par les commanditaires de l’hécatombe de la « décennie noire » que les politiciens et les bureaucrates ont infligé à la société.

Dans sa quête de virginité, le pôle majeur de l’islamo-fascisme algérien, représenté maintenant par le mouvement Rashad & l’association Karama dit et répète qu’il accepte la démocratie. Il est parrainé désormais Ankara et le Qatar qui supplantent tout islamiste susceptible d’émerger dans ce qui est le Monde arabe.

Le groupe, recomposant les factions humaines de l’ex-FIS responsable de la « décennie noire » et commanditaire de l’islamo-terrorisme, affirme qu’il est contre l’extrémisme et prône la non-violence, par la magie de l’opportunisme et de la « Takiya » (cachoterie). Il s’est fait des amis grâce à la chaîne-TV el-Maghribiya, afin de se libérer de l’isolement que lui inflige la société algérienne.

Contrairement à ce qui est distillé, nombreux Algériens évitent les manifestations du Hirak, craignant que Rachad ne les utilisent pour son propre programme. Alors qu’il est souvent dit le contraire, c’est-à-dire que les islamistes sont le gros des protestataires, surtout quand les vendredis servent aux sorties du public pour exprimer sa colère.

Rashad et ses relais fustigent, histoire de prendre une revanche sur l’arrêt de l’élection législative de 1990/91, l’armée à travers le vocable des « généraux ». Ces derniers se laissent corrompre par les bureaucrates qui ont basé leur gouvernance sur la prédation de l’économie en étant les premiers servis, avec leurs enfants et amis, de la rente.

Les membres du groupe européen et moyen-oriental Rachad n’annoncent pas leur présence au sein du Hirak. Ils se mêlent à la foule, contrairement à nombreux partis comme le RCD (berbère laïc) et le MDS (de gauche). Il est largement admis qu’ils font partie des milliers de manifestants du mouvement qui défilent chaque vendredi et après la prière hebdomadaire. Or ce n’est pas tant écourté la composante humaine.

La crainte des militants sincères qui contestent la continuité du régime et du système par A. Tebboune et ses serviles auxiliaires, qu’ils soient infiltrés par des groupe lié aux islamistes internationaux. Et surtout ceux interdits en Algérie et ayant la cruauté de l’ère sombre du conflit dans les années 1990, sur la conscience, qui a laissé un lourd traumatisme.

Mais les connivences avec les islamistes et leur bras armé sont fréquentes en Algérie. Surtout au sein des médias, des rouages de l’administration et des partis politiques populistes. Les complicités sont un segment pour isoler les rationnels, les honnêtes et les compétents qui sont dangereux pour les ignorants et les escrocs qui se multiplient et sont partout.

La mise au-devant de la religion et de sa théologie cruelle (des frères musulmans), à la fois politisée et djihadiste, permet de contrer la réelle démocratie, celle qui rompt, surtout en Algérie, avec les projets décadents. C’est pour cela que Rashad trouve du humus pour prétendre encore perdurer ses pires tueurs des journalistes et des intellectuels.

Cocaïne, islam et renégats chez Al-Maghribiya-TV.

cocaine despote et islam tueur

La menace islamiste en Algérie vise la démocratie. Elle aspire à la théocratie, comme en Iran. Ou plus soft comme en Turquie, elle alimentera la mort partout où elle peut mobiliser. Sinon participative comme en Tunisie, pourvu qu’elle existe et participe à la politique.

La fascisme religieux compte surtout avoir une revanche, de l’empêchement militaire de 1990. Comme envers tous les tribuns et les « zaïms » des clans, l’ANP sort des casernes, chambouler les appareils. Même quand elle est manipulée par ses chefs zélés, elle fait désordre au temps des incertitudes.

Il est illusoire et même crédule, ou plus encore perfidie, de croire que les activistes du « Hirak » en Algérie n’ont aucun préalable pour leur projet sociétal. A moins de les considérer inconséquents de leurs expériences avec les indécrottables incompétents et corrompus despotes, ils ont leur vision.

De même s’ils sont perçus avec une mémoire courte, ils ont tiré leçons de la « décennie noire » dont les commanditaires impliqués sont les « chouyoukhs ». Et ceux qui les ont indirectement manipulés, sont certainement ceux qui tentent à chaque fois de lancer des aventures claniques, régionalistes, tribales et réactionnaires.

La seule aspiration des jeunes du Hirak est une république démocratique. Peut-elle l’être avec des islamistes qui ont la tentation d’éliminer les droits des femmes et les libertés de consciences. Ces spectres maléfiques des religieux s’affairent à reproduire ce qui a été maintes fois perpétrés.

Des faits historiques ont obligé que se déclenche, y compris pour chasser le gang de Bouteflika du palais d’Al-Mouradiya, l’intervention de l’armée. L’institution devait parer au pire. Comme en 1990, le réveil de la cruauté religieuse qui a été rapatriée d’Afghanistan par les islamistes, constituait la menace. Et elle était sur la place publique.

La mobilisation juvénile qui a commencé en 2019 ne faiblit pas. Au demeurant, même dans ses naturels cafouillages, elle ne s’impatiente pas alors et lorgne à durer dans le temps. Les Algériens voient une révolution plus profonde, mieux ancrée et durable comme un interminable chantier;

Car autour de la sédition des trahisons de certains éléments décisifs, comme les médias et les personnalités. Nombreux des « DOKTOURS », tuteurs idéologiques ou leaders historiques ont pactisé avec le diable de l’église de Sant-Egidio. Les renégats persistent encore.

Les pseudos éminences cèdent à la tentation de réhabiliter les pires assassins. Et ils accompagnent aveuglement, comme pour l’appel de la patrie, aux dirigeants qui les corrompent. Car un système comme en Algérie a sa fibre de harki dans ses gènes.

3 ans de prison à l’étudiant Walid Kechida pour expressions citoyennes.

Walid Kechida

Alors que les prisonniers d’opinions optent pour suivre des grèves de la faim pour leur injuste détention, notamment à Alger, l’indécrottable régime qui a mené, depuis l’indépendance, la ruineuse gouvernance, accentue la répression. Et ses sbires nient ces internements à coups médiatiques mensongers.

Un jeune internaute a été condamné à 3 ans de prison, lors de la première semaine de 2021, pour avoir publié des mèmes moquant les autorités et la religion sur Facebook et les autres réseaux sociaux, n’est pas le seul dans cette intenable accusation répressive l’expression citoyenne.

Il s’agit de Walid Kechida âgé de 25 ans, qui est accusé « d’offense au président et aux préceptes de l’islam » ainsi que « d’outrage à corps constitué« . Il se rajoute à la centaine d’insurgés contre le système qui a ruiné le pays, incarcérés par un code pénal liberticide, inventé pour limiter les droits citoyens.

Sa peine d’internement est assortie d’une amende financière. Son procès s’est ouvert le 21 décembre dernier, auprès du tribunal de Sétif. Après une détention provisoire qui a duré huit mois, où l’incertitude de la justice, dite du téléphone, ne pouvait statuer, sans l’influence et l’injonction de la bureaucratie qui gouverne.

Le ministère public avait, au début du procès, requis cinq ans de prison ainsi qu’une amende de 500 000 dinars (3075 euros). Si la recommandation de détention a été légèrement écourtée, elle reste une aveugle répression d’un jeune préoccupé de la chose sociale et publique de sa patrie.

Le verdict est tombé le lundi 4 janvier, duquel se satisfont que les tenants de la mise au pas des opinions contestataires qui ont fait tomber l’ancien président Bouteflika. Mais la garde des corrompus et incompétents qui a ruiné le pays que la jeunesse tente de réformer des centres de décision s’adonne à réprimer les contestations.

Nombreux Algériens se demandent de quoi est capable cette justice qui surveille les expressions sur Internet ? Et verse à réprimer les militants du mouvement de protestation : Hirak.

L’avenir de la démocratie en Algérie est mis à mal. La ruine de la majorité des partis politiques et des pseudos opposants qui préfèrent les fanatiques de l’islam politique qui optent pour la cruauté, augurent le retour à un autoritarisme plus aveugle et sanguinaire. Car les despotes élargissent le cercle des complicités.

4 terroristes éliminés à Tipaza, alors pour quand l’éradication finale ?

4 terroristes abattus à Tipaza

La lutte antiterroriste continue en Algérie. Après les 3 criminels éliminés à Jijel et l’arrestation d’un certain « Abou-Dahdah » dans la même région de l’est du pays, l’Armée Nationale Populaire a abattu, 2 janvier 2021, quatre (04) terroristes, à quelques dizaines de kilomètres d’Alger.

En même temps les pseudos « Khabirs » (experts), les fanatiques politisés, les bureaucrates corrompus et les incompétents nationalistes continuent d’alimenter cette violence politico-religieuse. Par tous les moyens, y compris la prétendue « haine de soi », la défense des légendaires crâneries locales reprend du service.

Les quatre criminels éliminés dès le second jour de l’année 2021 dans la wilaya de Tipaza, près de la commune à l’ironique appellation de « Messelmoune », située la Daïra de Gouraya, ont été abattus lors d’une opération de recherche et de ratissage.

La région, croisant plusieurs wilayas (Blida, Aïn-Defla, Médéa, Bouira et Alger), a été toujours un fief d’égorgeurs aidés par moult façons. Ils renouvellent leur recrutement par des accointances pseudo-idéologiques, car religieuses. Ils sont aidés par des réseaux établis, comme le bilan de 2020 de l’ANP.

La tâche de l’institut militaire semble, après des décennies de combat, semble vaine contre ce qui est bien reproduit par les cercles dont la responsabilité n’est pas clairement identifiée. L’armée a perdu ces dernières semaines des soldats, 3 tués à Aïn-Defla, 2 à Jijel et les tous derniers sont 2 autres à Tipaza.

Sur le plan idéologique et de la communication sociétale, il est désormais fait appel à ce qui désigné par la « haine de soi ». Dès que la critique sociale dénonce les relents réactionnaires, l’identité qui associe ruralité, la haine et le fanatisme, ce verbiage de « haine de soi » est brandi comme atteinte à la personnalité algérienne.

Quand des intellectuels farouchement anti-islamistes et dits éradicateurs du terrorisme, parlent, ils sont pris à partie, sous cette diatribe. Sous prétexte que l’Algérien est ainsi. Il est frère et il faut l’admettre ainsi : criminel, homophobe, arriéré, xénophobe et obscurantiste. Sinon il y a détestation de soi !

Voici le bilan de l’année 2020, sur l’activité des militaires en matière de lutte contre le terrorisme que même les sources qui le génèrent ne sont pas bien identifiées pour être éliminées. Et ses animateurs généralement de l’islamisme distillent le droit de combattre les despotes auxquels ils apportent de l’eau au moulin qui tourne pour les maintenir au pouvoir.

Terroristes abattus21
Terroristes capturés9
Terroristes repentis7
Eléments de soutien aux groupes terroristes arrêtés108
Casemates pour terroristes découvertes et détruites251
Pistolets mitrailleurs de différents types saisis40
Pistolets automatiques de différents types saisis25
Fusils de différents types saisis249
Chargeurs de munitions saisis74
Balles saisies64 710
Bombes et mines de différents types découvertes et détruites391
Explosifs découverts et détruits (kilogramme)835.585 kg
Paires de jumelles saisies31
Bilan de l’année 2020 diffusé par l’ANP (Armée Nationale Populaire)

L’illusion de faire cesser l’activité terroriste est tellement bien élaborée en Algérie qu’elle fonctionne comme le désirent judicieusement, voire stratégiquement, ses initiateurs. Les décideurs entretiennent ce fléau de violence politico-religieuse, afin de lutter contre les expressions de la population. N’a-t-on pas accuser les manifestants du « Hirak » d’accomplir des agendas de déstabilisation ?

Les bureaucrates, les nationalistes réactionnaires et les islamistes bardés de fausses valeurs comme l’identité dévoyée par son éloignement de l’universalité, la désunion avec le reste de l’humanité et le divorce avec le progrès, ont élaboré la configuration dite arabo-musulmane pour brimer les séditions…

… Surtout la berbérité qui semble garder le « Hirak » vivace. Et laquelle se revendique africaine et liée au Monde, alors la « main étrangère » est une effronterie du système en place qui continue l’islam politique et son bras armé.  

Rusés, les alliés terrorisme réussissent à le maintenir. Et ils ont érigé les pseudo-constantes pour imposer la médiocrité, la corruption et l’incompétence à travers des corporations qui défendent ces stagnations en protégeant la langue arabe, l’hégémonie de l’islam et la conscience d’un amour étriqué de la patrie.

Le besoin du « front interne » de Tewfik, Tartag, Hanoun & le frère Bouteflika.

Saïd Bouteflika et ses complices

Le même jour de la levée de l’accusation pour complot contre l’Etat de Saïd Bouteflika, Louisa Hanoun, Médiene (alias Tewfik) et Athman Tertag, Mr Djerad, chef du gouvernement, est allé à l’ENA assisté, en plein mois de janvier alors que la pandémie n’est pas terminée, assister à la sortie d’une nouvelle génération de bureaucrates. Ces derniers sont issus des castes, clans et familles qui monopolisent le pouvoir en Algérie.

Logiquement c’est l’ancien président Liamine Zeroual, dénonciateur d’un contact du clan qui essayait de garder Bouteflika pour un autre mandat, qui est maintenant désavoué. Après l’impunité de Médiene (alias Tewfik) A. Tartag, S. Bouteflika et L. Hanoun lors du procès en cassation, la consolidation du « front interne » est espérée par la puissance et la liberté d’action de ces personnages.  

En Algérie, la justice abandonne les accusations visant le frère de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika et les 2 anciens chefs de l’espionnage ainsi que pour Mme Louisa Hanoun, chef d’un parti de l’opposition. Pourtant originellement la gravité des accusations parlait bien à l’opinion nationale.

Après même des condamnations à 15 ans de prison, prononcées en septembre 2019, pour complot contre l’État, le volte-face dit long sur l’évolution de la vie du pays. Depuis déjà deux années, que le pays est habité par une colère de sa jeunesse qui est mobilisée dans le mouvement Hirak.

Beaucoup d’observateurs reconnaissent que l’emprisonnement de ces influents militaro-politiciens, a servi à destituer sans beaucoup d’accrocs Bouteflika. Ce dernier était défendu par des gangs, dont celui piloté par son frère Saïd qui cherchait à lui arroger encore un cinquième mandat. Qui, depuis le troisième en 2009, est anticonstitutionnel.

Les militants du Hirak ​​déclarent encore que leur soulèvement n’a pas encore atteint son réel objectif, d’évincer l’ancienne élite dirigeante. Or cette dernière reprend pleinement du service. Outre le retour de Khaled Nezzar, chassé du pays par le défunt général A.G. Salah, cette libération augure que la même trajectoire de réhabilitation de l’ancienne-garde sert à bloquer la colère populaire.

Dernièrement la question du « front interne » qu’il faut créer, animer et consolider est le discours des bureaucrates qui se sont substitués, pour la prise du pouvoir, aux anciens maquisards. Alors que le mouvement tente justement de démanteler les anciennes castes et leur système de prédation l’économie.

Les Algériens n’arrivent pas à forcer l’armée de mettre fin à la corruption, car ses chefs bénéficient des apports que leur octroie la bureaucratie qui a main-basse sur les institutions.

Lorsque la pandémie de coronavirus a mis fin aux manifestations hebdomadaires en mars dernier, la reprise des rouages par les groupes et clans qui tiennent les centres de décisions, s’est consolidée. Elle se prononce en un « pseudo-front interne » qui combat la jeunesse, sous prétexte que ces citoyens servent l’agenda de l’impérialisme.

Deux ans de prison requis pour Amira Bouraoui, lors du procès en appel.

Amira Bouraoui

Elle a été mise en liberté provisoire, depuis juillet dernier, accordée par le président controversé A. Tebboune qui tente ainsi à se crédibiliser. Avec Amira Bouraoui Karim Tabbou et Samir Belarbi, ainsi Fodhil Boumala en premier, furent relaxés pour service rendu par le mouvement social appelé Hirak qui s’est soldé par l’éviction de Bouteflika. Lequel a légué le pire système bureaucratisé et indécrottable.

D’après les ventilées analyses que le dispatching des médias assure, elle l’a obtenue avec ces plusieurs autres personnalités de l’opposition, dans le but qu’elle se calme pour ne pas gêner le nouveau raïs. Alors que pas moins de 90 citoyens croupissent les geôles du régime adossé à un code pénal trop liberticide. Et loi considérée instrument de la répression utile à la bureaucratie qui continue le même système incompétent et corrompu.

Pour leurs opinions d’opposants continuant le mouvement Hirak, certains algériens sont scrutés et réprimés par des appareils de surveillance qui suivent surtout les expressions des réseaux sociaux du Web. Amira Bouraoui s’est révélée dans l’action militante en 2014, rejoignant le mouvement Barakat qui s’est opposé au quatrième au mandat.

Les procureurs de la partie publique qui défendent les tenant du pouvoir, ont demandé une peine de prison plus sévère, que celle de dix-huit mois originellement préconisée, en première instance. Et qui a été commuée en liberté provisoire qui a commencé le 2 juillet, après une condamnation à un an qui a été ajournée.

C’est l’une parmi les persécutions qu’elle a déjà subies en tant que femme et pour ses convictions de conscience libre. Cette condamnation prononcée en juin a été fixée pour une série d’accusations, notamment pour insulte au président et à l’Islam.

Cette fois, ils ont appelé à deux ans pour cette éminente militante anti-gouvernementale, lors de son procès en appel, du jeudi 24 décembre 2020 tenu tribunal de Tipaza, tenez-vous bien, qui s’est déroulé à à 23h 41 minutes. Son procès s’est ouvert à Chéraga, alors il faut se demander pourquoi il a été dépaysé ? La procédure a déjà traversé le renvoi du 12 Novembre et du 24 Septembre.

Et les poursuites se disent dressées pour :

  • Incitation à attroupement non-armé
  • Offense au dogme ou des préceptes de l’Islam,
  • Atteinte au président de la République par une expression outrageante, injurieuse ou diffamatoire
  • Publication pouvant porter atteinte à l’unité nationale
  • Fausses informations qui peuvent être calomnieuses et portant atteinte à la sécurité du pays et à l’ordre public
  • Incitation à la violation délibérée et manifeste d’une obligation de prudence ou de sécurité édictée par la loi ou le règlement, expose directement la vie d’autrui ou son intégrité physique à un danger.

Dans une déclaration du vendredi, 25 du même mois, le groupe « Comité National pour la Libération des Détenus – CNLD » qui défend les droits des prisonniers traqués par les reliquats d’un pouvoir en plein déchéance, les précisions essentielles ont été divulguées.

Le verdict est attendu le 31 décembre.

Khaled Nezzar revient en Algérie, une justice qui s’auto-dénonce.

Khaled Nezzar revient en Algérie

Surprenant revirement pour les mandats d’arrêt internationaux contre Khaled Nezzar, son fils Lotfi et l’homme d’affaires Belhamdine Farid. La guerre des clans a toujours, en Algérie, donné à réfléchir pour ses chaotiques et retentissants contrecoups.

Les mandats d’arrêt internationaux émis, le 6 août 2019, contre l’ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar, son fils Lotfi, patron de la société SLC, éditrice du site Internet « Algérie Patriotique » et un certain Belhamdine Farid, président de la société algérienne de pharmacie, tombent à l’eau. Les prévenus n’ont rien à se reprocher, d’après les derniers rebondissements de cette légendaire guerre, sous forme de saga, des clans.

Voilà donc une version de « l’Algérie nouvelle » qui reconnait ses tares et ses démagogies. Si ces personnages sont pardonnés, pas moins de 95 citoyens croupissent, pour délit d’opinion, dans les geôles du régime qui gouverne à Alger, après la spectaculaire déchéance de Bouteflika. Et ce retour était programmée, car l’homme est un puissant intouchable avec ses relents et ses intransigeantes positions prises par le passé.

La nouvelle équipe de la voyoucratie qui a repris la patate chaude, avant qu’elle ne s’écrase sur le feu de la colère populaire qu’est le pays saigné par les incompétents et corrompus bureaucrates, vient d’effacer les accusations pour le puissant militaire qui a joué un grand rôle pour éviter que « l’islamo-fascisme » dirige ce grand pays d’Afrique du nord, le premier à avoir légaliser, avant même la Turquie, légaliser les partis politiques islamistes. Et quand feu Chadli Bendjedid comptait partager le pouvoir avec les islamistes qui juraient, après l’Afghanistan, de mettre à feu et à sang la région du Maghreb et de la mer méditerranée.

Selon le quotidien d’informations « El-Watan », l’homme qui a arrêté le processus électoral de 1990/91 est retourné le 11 décembre, après un long séjour relativement court en Europe, a fermé son dossier. Il était poursuivi pour « complot » et « atteinte à l’ordre public ».

Puis en septembre 2019, il a été condamné à 20 ans de prison ferme dans l’affaire liée au « complot contre l’autorité de l’Etat » et « de l’Armée », avec Louisa Hanoune, Said Bouteflika et les généraux Mohamed Mediène, dit Toufik et Bachir Tartag. Sujet dont nous avons déjà rapporté une récente séquence, édifiante par son cheminement judiciaire.

Khaled Nezzar et son fils chargé du journal se trouvaient à l’étranger, pour des soins, pour le père, au moment de ces tractations judiciaires marquées le mandat d’arrêt international. Un certain temps, il était signalé en Espagne d’où il s’est exprimé pour signaler qu’il rentrait au pays.

Mais son affaire est, comme la qualifie le titre de presse, maintenant vidée. Le journal a désigné les fils de son accusateur présumé de Khaled Nezzar, le défunt général Ahmed-Gaïd Salah, en corrupteurs des décideurs bureaucrates d’Annaba, ville où ils ont établi des affaires plusieurs de commerce. Comme le font les rejetons des castes issues du nationalisme décadent. Information pour laquelle une autre procédure judiciaire est ouverte contre cet organe dont le sérieux est des plus impressionnants dans le paysage des médias algériens.

Quel avenir pour une constitution ayant 13.8% du corps électoral ?

Désapprobation de la constitution en Algérie

L’effet de la mascarade électorale du 1er novembre 2020 en Algérie, sur l’image du pays dans la scène internationale, a l’air d’air d’être une punition pour le régime. Les incompétents et corrompus, qui se cachent derrière les militaires, ne finissent pas de casser ce grand pays à cheval entre ce qui le « monde arabe » et l’Afrique.

La bureaucratie, composée de nationalistes réactionnaires et de faux intellectuels rentiers dont nombreux journalistes et même artistes, a grandement détruit la place dans la société de la glorieuse ANP (Armée Nationale Populaire). Le personnel de cette dernière, notamment les hauts gradés, bénéficie des actions de la collectivité nationale, des services étatiques et des deniers comme pour l’immobilier. Les postes de travail bien rémunérés et nombreux des projets publics sont servis par les décideurs des bureaux au bénéfice des agents de l’armée.

La pédagogie d’un vote inutile.

C’est pour cela que l’armée adopte la constitution qui n’a pps satisfait le peuple algérien. Et l’effet sur les affaires du pays dans le Monde, est une tare idéologique et une gouvernance trafiquée de toutes parts.

Les Algériens ratent rarement les occasions de manifester, pour surtout dénoncer la bureaucratie qui dirige et tente d’imposer un texte qui n’a obtenu une majorité d’approbation. Les dirigeants qui sont connus par la corruption et l’incompétence refusent un changement des élites. Car l’alternance politique ne fonctionne pas. Et donc la démocratie est malade, dans un pays qui n’atteint pas l’émergence économique et où les libertés reculent sous l’effet de l’emprise des autocrates.

En dépit de l’usurpation manipulatrice du symbole du 1er novembre et de l’implication de l’armée en soutien au projet de texte, le référendum constitutionnel de 2020 est un échec. La révision n’était pas une demande des protestations connues sous le nom de Hirak. Saïd Bouteflika, au nom de son frère aphasique préconisait une nouvelle 1ère loi, histoire de détourner encore une fois le pouvoir !

Les troubles politiques de l’année et les efforts du gouvernement, afin d’encourager une forte participation au vote, n’ont mobilisé qu’un électeur sur quatre. La stratégie visant à tourner la page, dessinée par le nouveau président A. Tebboune avait cette tant désirée participation à l’élection, mais le résultat est là, négatif et vraiment maussade.

L’effet de la pandémie conjugué au boycott qui a été le mot d’ordre des militants du Hirak, c’est le taux de participation le plus bas jamais enregistré en Algérie, lors d’une élection. La victoire des jeunes qui sont effectivement une nouvelle génération de contestataires, n’a bénéficié d’aucun support médiatique relevant du droit citoyen à l’expression.

Bouregaâ a défié les autorités algériennes jusqu’au dernier souffle.

Ryad Kramdi / AFP

Plus de 70 détenus sont actuellement emprisonnés par la répression du gouvernement qui s’en prend à la dissidence du Hirak. Laquelle ne s’est estompée, en dépit de l’élection douteuse d’un président.

L’un des animateurs de la sédition qui s’est déclenchée en février 2019, Lakhdar Bouregaâ âgé de 87 ans, est un héros de la guerre de libération. Il vient de rendre l’âme à son créateur, alors qu’il était dans le vif de la lutte pour une nouvelle en Algérie, pour des élites plus intègres et compétentes.

Bouregaâ fut accusé lors de sa participation du mouvement Hirak, d ‘ »‘atteinte aux institutions de l’Etat » et de participation à une « entreprise démoralisant l’armée qui a pour but de nuire à la défense nationale ». Avec ces prétextes de la réprimande, il a été jugé et condamné, incarcéré du 30 juin 2019 au 2 janvier 2020, selon le code pénal liberticide qui s’en prend ouvertement à l’opposition.

Il a abandonné une grève de la faim, sur conseil des membres de sa famille et de sa défense, car son âge ne le permettait pas. La chaîne de TV publique l’a diffamé de toutes les couleurs, avec des « Fake news » inimaginables qu’ils soient produits par un service de presse étatique.

Dans ses mémoires, révélées il y a quelques années, il a indiqué les tortures et les autres affres qu’il a subi, lors de son emprisonnement de 1967 à 1975, sous l’ancien régime de Boumediene particulièrement.

Il fut fondateur de ce qui actuellement le plus ancien parti politique le FFS et pris les armes en 1963, lors des accaparements du pouvoir par le clan dit d’Oujda. Auquel d’autres clans se sont opposés, alors que même la guerre de libération ils s’entredéchiraient. Et surtout n’épargnaient pas, en les massacrant, les autres concurrents qui combattaient pour l’indépendance. Y compris, ceux qui rejoignirent le FLN entre 1954 et 1962, comme les communistes, avaient été physiquement tués par centaines par les mentors de la lutte armée…