L’ouverture des frontières rendrait plus pénible le travail des blouses blanches.

Le retour à la vie normale, post-COVID-19, est scrutée en Algérie. Un rapport de l’OMS spécialement pour le pays, diffusé dès 23 mai, vous est présenté en fin de ce sujet. Car la gestion de la pandémie est piteuse. Au regard du constat du système sanitaire que les citoyens privilégiés s’y détournent pour se soigner à l’étranger, ça mérite de la surveillance bien étroite.

L’état des hôpitaux reste, aussi et surtout de son côté, peu motivant à la confiance. Pour 19 wilayas, le Gouvernement a décidé, le 20 mai 2021, au titre du dispositif de gestion de la crise, de prolonger les mesures de confinement partiel à domicile de 0h à 4h pour un mois supplémentaire. Elle a effet à partir du 22 mai 2021. 

L’esprit du laisser-aller du sans masque adopte l’idée du complot disant la maladie n’existe même pas. Cet état n’est pas combattu, alors le flux des malades auprès des établissements sanitaires a repris comme lors des pires moments.

Alors que la bureaucratie corrompue et incompétente se gargarise de son éternel narcissisme du degré de développement des prestations publiques. Maintenant que dès le 1er juin l’ouverture partielle des transferts de voyageurs est présumée, les observateurs et les citoyens conscients de la gabegie des services sanitaires se questionnent avec angoisse.

La pléthore de rentiers à « Air-Algérie » coûte chère à la diaspora. 28 mai 2021

Un communiqué émis des services du Premier ministère a annoncé lundi 21 mai 2021 « les modalités opérationnelles nécessaires à la concrétisation de la décision de réouverture partielle des frontières aériennes qui sera mise en œuvre à partir du 1er Juin 2021 ». Au début de l’an 2020, les frontières ont été pour la plupart fermées.

Ce qui bloquait des milliers d’Algériens travaillant à l’étranger et a fragmenté nombreuses familles. Même si ça a aidé à se protéger contre l’explosion des infections, la prise en charge des citoyens, vantée par la communication officielle, n’a pas au niveau de la demande. Notamment pour des personnes restées sans issues à l’extérieur.

Des milliers d’Algériens sont restés bloqués à l’étranger, ils perçoivent un soulagement de la décision du gouvernement de rouvrir partiellement les vols. Certains se plaignent d’avoir à payer pour passer cinq jours dans un hôtel agréé en Algérie après l’atterrissage. Et surtout pour le prix des billets, cela des années que leur complainte est restée sans échos.

L’ensemble du corps médical se demande comment va se dérouler l’ouverture des frontières et son impact sur la situation du COVID-19, alors que le nombre des cas est reparti à la hausse depuis le début du mois de mai. Dans un article de l’agence Reuters, cette angoisse est décrite avec une appréhension de gravité.

Des avis se questionnent sur la disparition du comité scientifique, chargé du COVID-19, depuis d’ailleurs les débuts du mois du ramadan. Il est notoirement connu que le professeur Berkani a démissionné. Ainsi que la disparition du docteur Djamel Fourar de la communication quotidienne sur l’épidémie, est souvent constatée avec une tractation de sa non-satisfaction du travail des bureaucrates. 

Les employés de la santé redoutent, après l’ouverture des frontières, dès le 1er juin, augmenterait le nombre d’infection au redoutable virus. Car ils vivent dans le lamentable secteur dont les services pataugent dans une gestion corrompue et incompétente.

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