Pénurie et inflation ramadan Algérie

Ramadan a la dévotion des spéculateurs qui prient pour la pénurie inflationniste.

Rien n’explique pourquoi l’émergence économique ne pointe pas en Algérie. Elle est signalée en Egypte, en Iran et au Maroc. La prédation des richesses et de la rente, par les familles des corrompus, s’effectue avec la connivence du pouvoir de contrôle qui sont les élus et qui participent au partage des divers monopoles. Les incompétents bureaucrates qui ne savent rien des réalités, laissent faire.

Sinon comment décrire la fragilité du marché qui se désarticulé comme lors du ramadan pour les produits alimentaires ? Est l’une des questions qui développe la vision des souffrances des citoyens. Elle se rajoute à moult autres terribles visions dé désespérances qui se reproduisent.

Quand les prix fluctuent, les Algériens croient pénuries sont agencées. Sans que l’on sache mesurer la poigne des vrais maîtres de la régulation, les marchandises disparaissent, des fois avant même que le public ne sache qu’elles sont existent. Les crises récidivent au moment même où les discours parlent de préparatifs et les contextes ne s’y prêtent pas.

Une forte flambée des prix des produits de large consommation a été constatée par nombreux citoyens en ce mois de ramadan 2021. Elle a commencé une quinzaine de jours avant. Cependant dès fin janvier, l’ONS avait recensé le début de cette augmentation pour de nombreuses marchandises touchant la vie quotidienne, évaluant le taux d’inflation à 2,6%.

Mais c’était bien un prélude à l’insoutenable encore plus féroce majoration qui est maintenant actée sur de bien une large variété de denrées ayant trait à l’alimentation, aux services et aux biens de premières nécessités. Ramadan n’est pas la piété mais la spéculation, quoi que penseront les faux dévots. C’est aussi l’heure de l’emprise du fanatisme mortel.

Ce qui est contraire au discours officiel, dont le médiocre ministre du commerce, un certain Rezig, est démenti. En commençant par les fruits et légumes, qui changent de tarification du jour au lendemain, l’Algérie est livrée à la culture du digestif et non des plantations au sol. Les troubles incessants sur la semoule qui semble être dilapidée montre comment l’agriculture est gérée.

L’huile et le sucre sont justement des dérivés d’une production agricole transformée. La tension qui ces incontournables de l’alimentation quotidienne, relate que derrière l’approximative et aléatoire gouvernance de la population. La réponse aux besoins fondamentaux, comme la santé, sont incroyablement défaillants, alors le raïs vante des performances qui n’existent pas.

Les viandes sont une denrée rare en dépit que le pays soit le premier en Afrique pour sa superficie. Le pastoralisme traditionnel a été abandonné, car les rouages publics n’assurent pas aux familles la sécurité et la scolarité des enfants. Et celui moderne, de l’engraissement intensif ou bien des élevages comme pour la volaille, reste aléatoire comme l’agriculture en général.

Dans le contexte d’une forte fluctuation des prix du pétrole, l’Algérie respire depuis quelques semaines avec un baril à environ 65$, avec une impulsion de réduction des pays producteurs de leur offre. Mais le gaz sur lequel s’appuyait aussi le budget algérien perd du terrain, tant ses prix régressent que l’offensive américaine en Europe provoque la chute des fournisseurs traditionnels.

Cette facette des principales ressources financières du pays mérite d’être rappelée. Car de cette rubrique du budget que se tient la capacité de survie. Quelques réserves monétaires prolongent aussi la tenue de la satisfaction de la consommation locale. Mais sans une production locale, une régulation démographique, une gestion éliminant les détrousseurs parasitaires etc., peu d’équilibre…

Les cours mondiaux des produits alimentaires sont en hausse, depuis 2020. Toutes économies qui se respecte couvre cette facture, pour échapper à la famine. Celles qui assurent leur avenir gèrent aussi leur démographie et ont des calculs justes. En Algérie le faux est plus fréquent…

1 réflexion sur “Ramadan a la dévotion des spéculateurs qui prient pour la pénurie inflationniste.”

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