Le Hirak sera-t-il court-circuité comme la démocratie en 1988 ?

Rashad dans le Hirak d'Algérie

Le danger du terrorisme islamiste guette l’Algérie. Alors que la population abuse de la religion et ne tient pas compte de cette menace, le mouvement Rashad s’incruste, avec l’aide de complicités diverses, dans le Hirak. Il est une reprise de la politique par les commanditaires de l’hécatombe de la « décennie noire » que les politiciens et les bureaucrates ont infligé à la société.

Dans sa quête de virginité, le pôle majeur de l’islamo-fascisme algérien, représenté maintenant par le mouvement Rashad & l’association Karama dit et répète qu’il accepte la démocratie. Il est parrainé désormais Ankara et le Qatar qui supplantent tout islamiste susceptible d’émerger dans ce qui est le Monde arabe.

Le groupe, recomposant les factions humaines de l’ex-FIS responsable de la « décennie noire » et commanditaire de l’islamo-terrorisme, affirme qu’il est contre l’extrémisme et prône la non-violence, par la magie de l’opportunisme et de la « Takiya » (cachoterie). Il s’est fait des amis grâce à la chaîne-TV el-Maghribiya, afin de se libérer de l’isolement que lui inflige la société algérienne.

Contrairement à ce qui est distillé, nombreux Algériens évitent les manifestations du Hirak, craignant que Rachad ne les utilisent pour son propre programme. Alors qu’il est souvent dit le contraire, c’est-à-dire que les islamistes sont le gros des protestataires, surtout quand les vendredis servent aux sorties du public pour exprimer sa colère.

Rashad et ses relais fustigent, histoire de prendre une revanche sur l’arrêt de l’élection législative de 1990/91, l’armée à travers le vocable des « généraux ». Ces derniers se laissent corrompre par les bureaucrates qui ont basé leur gouvernance sur la prédation de l’économie en étant les premiers servis, avec leurs enfants et amis, de la rente.

Les membres du groupe européen et moyen-oriental Rachad n’annoncent pas leur présence au sein du Hirak. Ils se mêlent à la foule, contrairement à nombreux partis comme le RCD (berbère laïc) et le MDS (de gauche). Il est largement admis qu’ils font partie des milliers de manifestants du mouvement qui défilent chaque vendredi et après la prière hebdomadaire. Or ce n’est pas tant écourté la composante humaine.

La crainte des militants sincères qui contestent la continuité du régime et du système par A. Tebboune et ses serviles auxiliaires, qu’ils soient infiltrés par des groupe lié aux islamistes internationaux. Et surtout ceux interdits en Algérie et ayant la cruauté de l’ère sombre du conflit dans les années 1990, sur la conscience, qui a laissé un lourd traumatisme.

Mais les connivences avec les islamistes et leur bras armé sont fréquentes en Algérie. Surtout au sein des médias, des rouages de l’administration et des partis politiques populistes. Les complicités sont un segment pour isoler les rationnels, les honnêtes et les compétents qui sont dangereux pour les ignorants et les escrocs qui se multiplient et sont partout.

La mise au-devant de la religion et de sa théologie cruelle (des frères musulmans), à la fois politisée et djihadiste, permet de contrer la réelle démocratie, celle qui rompt, surtout en Algérie, avec les projets décadents. C’est pour cela que Rashad trouve du humus pour prétendre encore perdurer ses pires tueurs des journalistes et des intellectuels.