Visite de Castex à Alger annulée

L’échec du sérail d’Alger qui se dit amoindri : raisons d’annulation de la visite de Castex.

Le gouvernement aux affaires à Alger se sent amoindri vis-à-vis de l’absence quasi totale de visites de niveau ministériel des grands pays du Monde. Certains africains et même arabes ont vu même leur président aller à la rencontre de Tebboune. C’est un raïs qui est hué et désavoué par les manifestations hebdomadaires audibles chaque vendredi dans les rues des villes du pays.

Les médias algériens se précipitent à fustiger la France en cette malheureuse circonstance. Par besoin de survie et sous tous les prétextes possibles qui concernent le pays. La presse a choisi de soutenir les bureaucrates incompétents et corrompus quand c’est Paris qui regarde vers la rive sud.

L’ancienne métropole coloniale peut porter les critiques des contestataires algériens, que les autorités d’Al-Mouradiya veulent isoler du monde et de la solidarité internationale. Donc, ce qui est le « front intérieur » a croisé cette aubaine de se cloîtrer encore cette fois. Car la transparence peut être activer pour beaucoup de sujets.

C’est Alger qui a fomenté l’annulation de la visite que devait lui rendre le chef de l’exécutif gouvernemental français. Des pourparlers intergouvernementaux de haut niveau devaient se tenir, car co-présidées par Jean Castex et son homologue Abdelaziz Djerad. Cependant le désistement reste à ce stade inexplicable, comme un échec.

Prétendument des raisons sanitaires sont à l’origine de l’annulation. Il était attendu pour le dimanche 11 avril, mais le déplacement est avorté. Signe que les relations entre les deux pays ne se normalisent pas. Alors que les analystes algériens croient plus à un recul caractérisé.

Depuis des années, voire des décennies, les relations entre les deux pays n’étaient pas enviables. En dépit d’un effort des opinions internes aux deux partenaires qui œuvrent pour arrondir les angles et atténuer les exaspérations, malgré l’ouverture d’une nouvelle façon de procéder, initiée à plusieurs reprises par Macron, la froideur demeure.

Toutefois cette suppression surprend plus d’un des observateurs. Car peu de arguments justifient cette reculade. Quand les nouvelles générations des deux rives tentent de dépasser l’héritage anxiogène transmis par les caciques du passé, elles sont donc déçues. Cette résiliation est déplaisante, tel encore un autre rendez-vous manqué pour le dialogue bénéfique.

L’occasion d’aplanir bien des questions communes, est ratée. La veille un ministre algérien de sensibilité islamiste, du MSP, qui a roulé pendant des années sa bosse au sein des rouages, y compris comme député, et est chargé actuellement du portefeuille du travail à Alger, a qualifié la France d’éternel ennemi.

Sans vraiment donner aussi les véritables prétextes à sa calamiteuse haine revancharde, Mr Hachemi Djaâboub, n’a pas été de main morte. Il est énarque, comme tous les corrompus du pays, connu pour ses raideurs irréfléchies et ses approximatives démarches.

Sans préciser les secteurs et les contenus des accords de coopération qui devaient être signés, le premier ministère français n’a pas précisé le moindre détail. La composante de la délégation française réduite à quatre ministres puis le déplacement écourté à une seule journée, alors que le menu du travail est assez consistant, n’a pas satisfait le côté algérien.

Cependant en précédant ce déplacement, le chef d’État-major des armées français, le général François Lecointre, a été lui reçu à Alger jeudi. Le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) Saïd Chanegriha a sollicité cette présence pour les sites des essais nucléaires du Sahara qui doivent être réaménagé.  

Alger se sent minimisée avec une légère délégation et une visite d’une journée que Castex comptait effectuer. D’où son l’annulation de ce déplacement, ce qui ferme la seule porte sur le Monde occidental pour Tebboune…

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