François Gouyette

L’expulsion de l’ambassadeur de France demandée par ceux qui isolent l’Algérie du Monde.

Lunatiques, paranoïaques et déplacées, les attaques visant l’ambassadeur français, François Gouyette, en Algérie. Elles reflètent l’esprit haineux, arrogant et revanchard qu’ont les milieux du dernier pouvoir, encore cette fois aussi illégitime, installé après la chute du dernier rejeton des « Tuteurs Historiques » : Bouteflika.

La députée, mais néanmoins des plus controversée par ses incompétences et ambitions, Amira Slim, encore affiliée au RND. Dont on a mainte fois dit qu’elle l’a quitté, surtout au moment où, en 2019, elle comptait se présenter à la présidentielle. Elle y était en parallèle au chef du parti Azzeddine Mihoubi déjà réglementairement placé dans la course. Ce dernier est interpellé, depuis deux jours, par les juges pour scandale de corruption.

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Amira Selim s’en est pris, sans étayer des preuves, au diplomate français dont le talent et les aptitudes ne sont plus à démontrer. François Gouyette, représentant de l’ancienne métropole coloniale, installé à Alger depuis août dernier, s’exprime impeccablement en langue arabe académique, voire même mieux que la dame. Et il est époux d’une ressortissante maghrébine.

Elle l’accuse de profiter : « … du vide politique en Algérie, pour recevoir des promoteurs de la période de transition dans son ambassade… ». Cette méfiance et ce reproche, dont on imagine sa lourde charge dans l’atmosphère que vit le pays sans son président pendant plus de 40 jours, ramène à une position indéfendable qui manque de courtoisie et une animosité revancharde…

Plusieurs médias ont rapporté les propos de l’élue, donc appartient à la caste de la corruption et de l’incompétence. Cette campagne coïncide avec une tension dans les relations algéro-françaises. L’éternel mécontentement algérien pour Paris, est l’enjeu des rentiers qui s’abritent de religion, usurpent les symboles, manipulent la mémoire collective et sont prédateurs des revenus pétroliers.

Les gouvernants qui continuent le régime qui a gouverné depuis 1962, excluent la communauté vivant en France. « Ceux qui qui ont fui le pays… » disent certains autochtones. Alors que les dirigeants persécutent, via même la justice et le liberticide code pénal, les vrais opposants et les médias récalcitrants, pour couvrir la colère populaire du Hirak.

De la même tendance nationaliste et réactionnaire, des Algériens ont lancé des « #hashtag » invoquant des « fake news » comme les produisent les médias publics et officiels. Ces informations sont diffusées pour dire que « … cet ambassadeur a eu des réunions secrètes avec des journalistes et des politiciens algériens pour diffuser le plus largement l’idée de la transition… »

Bien sûr et surtout, le contexte de la maladie du président de la république qui met un vide angoissant et suscite une grande anxiété les tenants des rouages asphyxiés par les bureaucrates. Ces derniers maintiennent un black-out pour l’absence du raïs, alors que la conjoncture est de plus en désastreuse, tant pour les revenus, la diplomatie et la sécurité.

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