Tebboune recule la déchéance de nationalité

Recul sur la déchéance de la nationalité.

Lors de sa dernière interview, du 4 avril, Mr Tebboune a révélé l’abandon de l’une des pires terreurs initiées par le garde des sceaux. Parmi un arsenal de liberticide et répressif injecté à la justice, pour soi-disant maintenir la stabilité du pays, celle de la déchéance de la nationalité, pour les opposants vivants à l’étranger et ayant commis des actes hostiles à leur pays, est la pire.

« Cette procédure concernait uniquement la question de l’atteinte à la sécurité de l’Etat que nous défendrons d’une manière ou d’une autre », a précisé Tebboune. Le 04 mars dernier, lors d’une réunion du Gouvernement, a été révélé le troublant avant-projet de loi qui prévoyait la déchéance de la nationalité acquise ou d’origine. Ce texte, proposé par le ministre de la justice, devait être applicable à tout citoyen qui commet, en dehors du territoire national, des actes portant volontairement de graves préjudices aux intérêts de l’Etat ou qui portent atteinte à l’unité nationale.

Dans sa dernière conversation avec des médias aux ligne éditoriales rentières et affidées à tolérer la démarche actuelle au sommet de l’Etat, Mr A. Tebboune a confirmé l’abandon du projet de loi, préconisant la déchéance de leur nationalité de certains algériens vivant à l’étranger. Depuis que la presse a révélé cette ignominie, une angoisse colérique a habité les commentaires et alimenté des réactions de nombreux citoyens offusqués.

Alors que les institutions, comme l’armée, subissent des trahisons endogènes, dont celle de la légalisation des partis anticonstitutionnels et islamistes dont les militants aspirent à imposer la cruauté religieuse de la charia, ce qui est l’insécurité primaire, les bureaucrates tentent d’imposer leur propre impunité. Ils redoutent que la démocratie leur demande des comptes et restitue les deniers et biens détournés.

Le dispositif juridique préconisé par Zeghmati, vise également «toute personne qui collabore avec un Etat ennemi ». Lors de la décennie noire, les appels du boycott de l’Algérie sous Zeroual étaient émis de l’intérieur même de l’Algérie. Un certain Mehri du FLN en a créé le vocable « militaro-stanilisme » qui a été longtemps galvaudé par un certain Belhimer, alors à la tête d’un journal privé « La Nation ».

En outre, ces dispositions prévues pour endiguer l’opposition la plus décidée, celle qui aurait été emprisonnée si elle avait été encore dans le pays, « demeurent conformes aux conventions internationales en la matière et garantissent le droit au recours. » précisent les relais du raïs, comme l’APS, l’agence officielle de presse.

« Le projet de loi devait être retiré et s’arrêter à cause des éventuelles mauvaises interprétations et d’un malentendu qui pouvait mener loin… » a précisé Mr. Tebboune, alors que son ministre de la justice, à l’origine de cette saugrenue idée, s’aveuglait dans sa crédule inspiration d’exclusion.

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