chikha Rimiti et raï à l'UNESCO

Le dossier de la musique raï revient à l’UNESCO, après un précédent échec de la médiocratie.

Après un premier échec de la bureaucratie d’Alger, consommé comme une hantise de l’incompétence assumée, le dossier de classement de la musique raï revient pour un nouveau dépôt par l’Algérie sur les bureaux de l’UNESCO.

Voilà un cas de travail culturel bricolé dans les méandres de la bureaucratie algérienne. Des gens qui n’ont jamais écouté la musique raï ne peuvent être bien inspirés. Ils n’ont pas su produire un dossier convaincant, qui a essuyé un honteux rejet. Une seconde soumission pour inscrire dans le patrimoine immatériel universel de ce qui a été chanté par Cheb Khaled et Chikha Rimiti…

En Algérie, y compris dans les articles de médias, on désigne les responsables de hauts niveaux par : « la tutelle ». Les « tuteurs historiques » sont passés par là et laissé l’approximatif prendre le dessus. Les médiocres qui exilent les bons cadres et excluent leur savoir.

Chikha Rimiti et ses musiciens à Paris, une légende d’un style ancré dans l’ouest algérien.

Les responsables de la gouvernance décadente et ruineuse ont bâclé, même devant les instances internationales d’important domaines de la culture nationale, ce qui démontre ce cas. Réellement être honnête dérange la prédation que les jeunes contestent maintenant à travers le HIRAK.

Les anciens dirigeants qui ont régné depuis 1962, ont semé l’incompétence qui s’est plié en deux pour les servir. En contrepartie ils l’ont gratifiée de corruption, compensant la servilité qui a tant montré d’égard aux faux combattants de la guerre pour l’indépendance, ceux qui se sont placés au sommet de l’Etat.

C’est dans ces escarcelles de la « médiocratie » que le dossier de demande, de classifier la musique raï parmi le patrimoine de l’humanité, a été présenté, sans honte ni retenue, auprès de l’UNESCO.

Initialement proposé devant la 15e session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, de décembre dernier, il n’a pas été pris en considération. Alors que pour cette session, le fameux plat du couscous était déjà sur la même table du comité international.

La documentation était trop légère et les arguments sommaires, pour qu’il subisse un retour à l’envoyeur. Car un modique travail a été réalisé et une demande « pompeuse » été confectionnée par la bureaucratie qui sévit à Alger.

C’est avec un amer constat de la ministre de la culture et des arts, Malika Bendouda, que s’est exprimé la responsable. C’était lors de la cérémonie, au palais de la culture Moufdi-Zakaria, de signature d’un accord de coopération et de partenariat entre son ministère et celui du ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de la microentreprise, qu’elle a fait l’aveu.

Elle a assumé qu’il est question de renforcer le dossier car il était jugé « faible ». Et dans la même veine des explications du membre de l’exécutif gouvernemental, il sera étayé « avec de nouveaux éléments conformément aux observations faites par l’UNESCO ».  Il a été de nouveau déposé mercredi 31 mars.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *