Chômage et covid-19 en Algérie

Le chômage accentué par la crise sanitaire en Algérie.

L’Algérie a confiné sa population dès février 2020, après qu’un premier cas de COVID-19 a été identifié. Alors que son système sanitaire était dans un délabrement invisible dans les faux bilans des gestionnaires, le chômage est la conséquence directe de la crise sanitaire.

Un rapport publié cette semaine par la chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), indique que 200.000 travailleurs manquent de ressources, suite à la crise sanitaire qui dure depuis plus d’un an.

Ils sont environ 180000 autres qui souffrent de retards dans la perception de leur salaire dans le pays, par manque de trésorerie aussi bien dans le secteur public que chez les opérateurs économiques privés.

Alors que la majorité de la population subsiste dans le secteur informel qui obstrue les ressources publiques, évitant une couverture fiscale optimale. Les responsables se battent uniquement pour le pays ne tombe pas dans des crises menaçantes de pénuries et d’inflation.

Depuis juillet 2014, la plongée du prix du baril pétrolier qui a perdu les 2/3 de sa valeur, les bureaucrates, tenus par leur prédation du denier pour leurs amis et familles ainsi qu’endigués par leur incompétence, ne savent comment se prendre pour prioriser les exportations hors hydrocarbures.

La pandémie a coûté leur emploi à 50000 salariés. Elle a plongé l’économie déjà fragile du pays dans la spirale descendante redoutée, alors qu’elle traversait déjà sa crise de la faiblesse qui semble maintenant définitive avec les nouvelles énergies. Le pétrole et le gaz, faisaient la principale source de revenus du pays, n’ont plus la côte avec l’éveil technologique que connait l’humanité.

Des rapports d’observateurs internationaux sont plus pessimistes pour l’Algérie. Ils indiquent que le taux de chômage est supérieur à 40%, rendant presqu’une personne deux est en activité. Tandis que 62% de ceux qui travaillent ont des emplois précaires, affectés par l’hyperinflation et la dévaluation continue de la monnaie.

Voici une intervention de Mahfoud Kaoubi, analyste qui retient avec alarmisme la précarité de l’économie algérienne¨, alors que des défis conjoncturels sont plus difficiles à surmonter.

Le prix du pétrole continue de jouer au « yo-yo », avec une fluctuation incertaine et une tendance inquiétante à la baisse. Ce qui affecte sérieusement la baisse des revenus du pays. Ce qui encore plus critique, c’est « … la récession que traverse le secteur des entreprises… », rajoute cet expert.

64% des entreprises ont procédé à des licenciements, au milieu de la traversée de la pandémie, qui semble en cette fin du mois de mars reprendre. Cette réduction des emplois affecte le plus la construction et les travaux publics, selon la CACI.

Avec 44 millions d’habitants, l’Algérie utilise les vaccins chinois Sinopharm et Spoutnik-V de Russie. Elle compte lancer une chaîne de fabrication de ce dernier, en partenariat avec Moscou. Le pays a enregistré jusqu’à présent 117 000 cas et 3 100 décès.

Les mesures adoptées, les précautions sanitaires acquises par la population et la probabilité scientifique que le virus a ralenti, sont des atouts qui aident l’Algérie. Mais son économie est impactée par cette crise sanitaire transfrontalière.

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