Campus de Limerick Irlande

Envoi des premiers 117 doctorants, en Irlande, pour renforcer la langue anglaise dans le 3ème cycle universitaire.

C’est le jour de départ d’une promotion de doctorants algériens en Irlande. Avec une majorité de femmes, cette première vague d’étudiants est composée de 117 algériens, sur un total de 141. Elle rejoint un programme international, auquel le campus de Limerick, grande ville d’Irlande située dans la province de Munster, au sud du pays, prend part sur demande du gouvernement qui les envoie.

C’est une première promotion dont l’envoi est maintenant obligatoire, en dépit de la pandémie du COVID-19. C’est une mise en exécution d’une idée qui concrétiserait plus une assaille idéologique connue pour être contre la francophonie, qu’un réel besoin en ressources humaines diversifiées.

Notons que l’Irlande se classe parmi les pays les plus dynamiques au niveau de l’internationalisation des universités. Ce pays en quatrième position mondiale derrière le Royaume-Uni, la Suisse et l’Australie. Ce classement n’a trait qu’aux étudiants et professeurs venus suite à la coopération avec des agences et ministères d’autres pays.

Le projet, de substitution de l’anglais à la langue française en Algérie, notamment dans la recherche scientifique et les chaires de l’enseignement universitaire, date de 2019. Année où des ministres, eux-mêmes ne maîtrisant aucune langue y compris l’arabe, ont évoqué l’adoption de celle de Shakespeare, dans des domaines de l’enseignement supérieur. Leur décision est faite sans imaginer ou évoquer les perspectives professionnelles. La-voilà qui touche donc le troisième palier.

Puis au début de l’année 2020, le gouvernement algérien a fixé son financement pour des centaines de doctorants. Certains pour étudier à l’Université de Limerick (UL) dans le cadre d’un accord estimé à 20 millions d’euros. Souvent les échecs surgissent des années plus tard, car l’Algérie a raté bien des essais et des montages habités de moult disparités.

Et nombreux de citoyens formés en Algérie, ou à l’étranger aux frais du denier public, prennent la poudre d’escampette, après la fin de leur formation. Aller vivre et travailler sous des cieux où leurs compétences se trouvent valorisées est la seule solution pour échapper au règne des castes dominantes. En restant dans le pays, de tels cadres subissent la « médiocratie » du management des corrompus et des incompétents qui les dirigent et souvent les sanctionnent par pure jalousie, régionalisme et même clanisme linguistique.

D’emblée pour déterminer qui en sont les bénéficiaires, il faut signaler une épaisseur inhabituelle de l’opacité sur les critères de sélection des étudiants retenus pour cet envoi. Il est justifié, selon l’UL (Université de Limerick) par les difficultés d’Internet qui a déjà servi à l’apprentissage à distance en 2020. Ce dernier n’a pas été à la hauteur des besoins tant des étudiants que de leurs formateurs. Ce qui a poussé à accélérer la présence des étudiants en Irlande.

Les irlandais affirment que l’accord est « révolutionnaire » pour UL, leur institution. Il renforcera la présence et l’impact de leur université sur la scène internationale, dont la reconnaissance reste à faire. Le pays est connu pour l’accueil et l’échange avec les pays du Monde. Il est reconnu accueillant et crédible pour la continuité et la finalisation de la formation des étrangers.

L’enseignement universitaire de ce pays d’Europe est apprécié au niveau internationale, dont les sept établissements sont dits internationalisés, l’University of Limerick, où sont destinés ces Algériens est 139ème ex aequo avec sa similaire National University Ireland Galway, d’après un classement du « Times Higher Education ».

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