Yenayer 2971

Yenayer 2971 où la personnalité explose sa particularité nord-africaine.

Même s’il n’est pas admis par tous, Yenayer est identifié à la composante amazighe millénaire, synonyme de liberté, de fierté et de dignité. Cette dimension de l’identité algérienne ancre une diversité combien forte et riche. Une fenêtre sur l’universalité aux populations multipliées…

Soutenu par un calendrier en rapport avec le travail de la terre, le nouvel an « amazigh » annonce la saison des labours & des semailles. Dans le calendrier grégorien, il se déroule le 12 janvier. Une idée sur la nécessité du labeur, alors que le pays traverse encore son éternelle crise, qui précèdent par leur matérialité les préceptes divins.

Il a référence au triomphe du roi berbère Sheshonq I (Chachnaq en berbère) et à son intronisation en tant que pharaon de l’Égypte ancienne en l’an 950 av.J.-C.

Le Haut-commissariat à l’Amazighité, une institution publique chargée de la promotion de la langue et de la culture berbères a choisi Batna, située à environ 430 km au sud-est de la capitale, Alger, pour accueillir de janvier au 09 au 12 janvier 2020, les festivités nationales et officielles de Yennayer 2971.

La symbolique que drainent les rituels de cette fête propre à la culture amazighe est la même dans les régions qui en font rappel. Elle consiste à accueillir la nouvelle année avec suffisance, joie et convivialité, à travers des carnavals, des défilés, des chants et repas copieux.

Ce n’est pas une pratique perpétuée et ritualisée, c’est depuis 2018 que la fête est devenue célébration nationale a été instituée. Et qu’a dictée la forte pression des Kabyles, bien avant les tenants d’une appartenance large.

Quand la société algérienne était livrée à l’obscurantisme du nationalisme qui aliénait l’identité, la pression de la négation de la dimension berbère était responsable d’autres dérives. Ces dernières années cette commémoration revêt un caractère identitaire profond, après l’appel militant.

La fête de Yenayer donne lieu, dans ses expressions contemporaines auprès des populations nord-africaines et celles d’Algérie particulièrement, à un traçage de la personnalité qui regagne son enchantement millénaire.

L’an 2971 étant celui qui fait la différence, comme pour envisager une diversité qui conteste l’uniformité. Quoique penseront certains, l’évoquer et l’afficher produit un acte qui n’est pas banale et encore moins d’indifférence.

Nous avons publié un article le plat Couscous, entré dans le patrimoine immatériel de l’UNESCO. C’est justement qui est servi ce jour où éclatent des couleurs. Presque tous les foyers algériens aussi bien urbains que ruraux, des côtes, des monts, les hauts plateaux ou du Sahara, couscous ou Kseksou, en langue berbère, est servi avec faste.

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