Walid Kechida

3 ans de prison à l’étudiant Walid Kechida pour expressions citoyennes.

Alors que les prisonniers d’opinions optent pour suivre des grèves de la faim pour leur injuste détention, notamment à Alger, l’indécrottable régime qui a mené, depuis l’indépendance, la ruineuse gouvernance, accentue la répression. Et ses sbires nient ces internements à coups médiatiques mensongers.

Un jeune internaute a été condamné à 3 ans de prison, lors de la première semaine de 2021, pour avoir publié des mèmes moquant les autorités et la religion sur Facebook et les autres réseaux sociaux, n’est pas le seul dans cette intenable accusation répressive l’expression citoyenne.

Il s’agit de Walid Kechida âgé de 25 ans, qui est accusé « d’offense au président et aux préceptes de l’islam » ainsi que « d’outrage à corps constitué« . Il se rajoute à la centaine d’insurgés contre le système qui a ruiné le pays, incarcérés par un code pénal liberticide, inventé pour limiter les droits citoyens.

Sa peine d’internement est assortie d’une amende financière. Son procès s’est ouvert le 21 décembre dernier, auprès du tribunal de Sétif. Après une détention provisoire qui a duré huit mois, où l’incertitude de la justice, dite du téléphone, ne pouvait statuer, sans l’influence et l’injonction de la bureaucratie qui gouverne.

Le ministère public avait, au début du procès, requis cinq ans de prison ainsi qu’une amende de 500 000 dinars (3075 euros). Si la recommandation de détention a été légèrement écourtée, elle reste une aveugle répression d’un jeune préoccupé de la chose sociale et publique de sa patrie.

Le verdict est tombé le lundi 4 janvier, duquel se satisfont que les tenants de la mise au pas des opinions contestataires qui ont fait tomber l’ancien président Bouteflika. Mais la garde des corrompus et incompétents qui a ruiné le pays que la jeunesse tente de réformer des centres de décision s’adonne à réprimer les contestations.

Nombreux Algériens se demandent de quoi est capable cette justice qui surveille les expressions sur Internet ? Et verse à réprimer les militants du mouvement de protestation : Hirak.

L’avenir de la démocratie en Algérie est mis à mal. La ruine de la majorité des partis politiques et des pseudos opposants qui préfèrent les fanatiques de l’islam politique qui optent pour la cruauté, augurent le retour à un autoritarisme plus aveugle et sanguinaire. Car les despotes élargissent le cercle des complicités.

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