Saïd Bouteflika et ses complices

Le besoin du « front interne » de Tewfik, Tartag, Hanoun & le frère Bouteflika.

Le même jour de la levée de l’accusation pour complot contre l’Etat de Saïd Bouteflika, Louisa Hanoun, Médiene (alias Tewfik) et Athman Tertag, Mr Djerad, chef du gouvernement, est allé à l’ENA assisté, en plein mois de janvier alors que la pandémie n’est pas terminée, assister à la sortie d’une nouvelle génération de bureaucrates. Ces derniers sont issus des castes, clans et familles qui monopolisent le pouvoir en Algérie.

Logiquement c’est l’ancien président Liamine Zeroual, dénonciateur d’un contact du clan qui essayait de garder Bouteflika pour un autre mandat, qui est maintenant désavoué. Après l’impunité de Médiene (alias Tewfik) A. Tartag, S. Bouteflika et L. Hanoun lors du procès en cassation, la consolidation du « front interne » est espérée par la puissance et la liberté d’action de ces personnages.  

En Algérie, la justice abandonne les accusations visant le frère de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika et les 2 anciens chefs de l’espionnage ainsi que pour Mme Louisa Hanoun, chef d’un parti de l’opposition. Pourtant originellement la gravité des accusations parlait bien à l’opinion nationale.

Après même des condamnations à 15 ans de prison, prononcées en septembre 2019, pour complot contre l’État, le volte-face dit long sur l’évolution de la vie du pays. Depuis déjà deux années, que le pays est habité par une colère de sa jeunesse qui est mobilisée dans le mouvement Hirak.

Beaucoup d’observateurs reconnaissent que l’emprisonnement de ces influents militaro-politiciens, a servi à destituer sans beaucoup d’accrocs Bouteflika. Ce dernier était défendu par des gangs, dont celui piloté par son frère Saïd qui cherchait à lui arroger encore un cinquième mandat. Qui, depuis le troisième en 2009, est anticonstitutionnel.

Les militants du Hirak ​​déclarent encore que leur soulèvement n’a pas encore atteint son réel objectif, d’évincer l’ancienne élite dirigeante. Or cette dernière reprend pleinement du service. Outre le retour de Khaled Nezzar, chassé du pays par le défunt général A.G. Salah, cette libération augure que la même trajectoire de réhabilitation de l’ancienne-garde sert à bloquer la colère populaire.

Dernièrement la question du « front interne » qu’il faut créer, animer et consolider est le discours des bureaucrates qui se sont substitués, pour la prise du pouvoir, aux anciens maquisards. Alors que le mouvement tente justement de démanteler les anciennes castes et leur système de prédation l’économie.

Les Algériens n’arrivent pas à forcer l’armée de mettre fin à la corruption, car ses chefs bénéficient des apports que leur octroie la bureaucratie qui a main-basse sur les institutions.

Lorsque la pandémie de coronavirus a mis fin aux manifestations hebdomadaires en mars dernier, la reprise des rouages par les groupes et clans qui tiennent les centres de décisions, s’est consolidée. Elle se prononce en un « pseudo-front interne » qui combat la jeunesse, sous prétexte que ces citoyens servent l’agenda de l’impérialisme.

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