Khaled Nezzar revient en Algérie

Khaled Nezzar revient en Algérie, une justice qui s’auto-dénonce.

Surprenant revirement pour les mandats d’arrêt internationaux contre Khaled Nezzar, son fils Lotfi et l’homme d’affaires Belhamdine Farid. La guerre des clans a toujours, en Algérie, donné à réfléchir pour ses chaotiques et retentissants contrecoups.

Les mandats d’arrêt internationaux émis, le 6 août 2019, contre l’ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar, son fils Lotfi, patron de la société SLC, éditrice du site Internet « Algérie Patriotique » et un certain Belhamdine Farid, président de la société algérienne de pharmacie, tombent à l’eau. Les prévenus n’ont rien à se reprocher, d’après les derniers rebondissements de cette légendaire guerre, sous forme de saga, des clans.

Voilà donc une version de « l’Algérie nouvelle » qui reconnait ses tares et ses démagogies. Si ces personnages sont pardonnés, pas moins de 95 citoyens croupissent, pour délit d’opinion, dans les geôles du régime qui gouverne à Alger, après la spectaculaire déchéance de Bouteflika. Et ce retour était programmée, car l’homme est un puissant intouchable avec ses relents et ses intransigeantes positions prises par le passé.

La nouvelle équipe de la voyoucratie qui a repris la patate chaude, avant qu’elle ne s’écrase sur le feu de la colère populaire qu’est le pays saigné par les incompétents et corrompus bureaucrates, vient d’effacer les accusations pour le puissant militaire qui a joué un grand rôle pour éviter que « l’islamo-fascisme » dirige ce grand pays d’Afrique du nord, le premier à avoir légaliser, avant même la Turquie, légaliser les partis politiques islamistes. Et quand feu Chadli Bendjedid comptait partager le pouvoir avec les islamistes qui juraient, après l’Afghanistan, de mettre à feu et à sang la région du Maghreb et de la mer méditerranée.

Selon le quotidien d’informations « El-Watan », l’homme qui a arrêté le processus électoral de 1990/91 est retourné le 11 décembre, après un long séjour relativement court en Europe, a fermé son dossier. Il était poursuivi pour « complot » et « atteinte à l’ordre public ».

Puis en septembre 2019, il a été condamné à 20 ans de prison ferme dans l’affaire liée au « complot contre l’autorité de l’Etat » et « de l’Armée », avec Louisa Hanoune, Said Bouteflika et les généraux Mohamed Mediène, dit Toufik et Bachir Tartag. Sujet dont nous avons déjà rapporté une récente séquence, édifiante par son cheminement judiciaire.

Khaled Nezzar et son fils chargé du journal se trouvaient à l’étranger, pour des soins, pour le père, au moment de ces tractations judiciaires marquées le mandat d’arrêt international. Un certain temps, il était signalé en Espagne d’où il s’est exprimé pour signaler qu’il rentrait au pays.

Mais son affaire est, comme la qualifie le titre de presse, maintenant vidée. Le journal a désigné les fils de son accusateur présumé de Khaled Nezzar, le défunt général Ahmed-Gaïd Salah, en corrupteurs des décideurs bureaucrates d’Annaba, ville où ils ont établi des affaires plusieurs de commerce. Comme le font les rejetons des castes issues du nationalisme décadent. Information pour laquelle une autre procédure judiciaire est ouverte contre cet organe dont le sérieux est des plus impressionnants dans le paysage des médias algériens.

1 réflexion sur “Khaled Nezzar revient en Algérie, une justice qui s’auto-dénonce.”

  1. Ping : Le « besoin du front interne » de Tewfik, Tartag, Hanoun & le frère Bouteflika. – AICD : Algérie Infos Critiques & Droiture.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *