Qui n'aime la caricature, quitte l'Algérie.

Le décret coltiné par la bureaucratie pour contrôler la presse digitale !

Les sites Web d’informations doivent être hébergés en Algérie. Et le nom de domaine doit être “.dz”. Ce qui expose l’organe de presse en ligne à portée du blocage…

La sinuosité de la procédure, afin de bloquer les expressions libres des citoyens en matière de diffusion de l’information, de fuiter les cachotteries et de lancer des alertes, est tellement policière, qu’il faut s’armer d’audace pour accomplir les règles promulguées.

Seule la bureaucratie comme celle qui a ruiné l’Algérie est capable d’ériger de la sorte, sous formes de moult balisages, de rigides normes. Ces dernières augurent que l’avenir des médias sera présidé d’une surveillance régressive.

L’ultimatum de 12 mois qui indique aux sites Web et organes déjà opérationnels de se conformer à ce décret, dresse la menace qui pointe avec toutes ses griffes exhibées. Une autorité, qui reste à découvrir sera chargée de la presse électronique ou de service audiovisuel en ligne. Elle mènera ce qui est la supervision, selon la procédure de mise en demeure, sans nul doute est la seule motivation à ne se faire oublier avec tant de normes.

Paru au J.O. (Journal Officiel) numéro 70, du 25 novembre 2020, le décret n° 20-332 du 22 novembre 2020 qui fixe les modalités d’exercice de l’activité d’information en ligne et la diffusion de mise au point ou rectification sur le site électronique, miroite la facette bureaucratique qui espère éblouir l’opinion locale et ses faiseurs.

Ce texte a le mérite aussi d’être simple, telle que produit habituellement ses lois la « médiocratie » qui gouverne et ne se casse les méninges au travail que pour saper et interdire. Comme il recèle expressément la volonté de mettre au pas, ainsi que la prononciation officielle de la limitation de l’expression médiatique, ceux qui s’épanouissent en dehors de l’emprise des bureaucrates corrompus et incompétents. La critique corrective et la communication sociétale qui diffuse les connaissances et les alertes, voient leur espace limité…

Des médias en ligne, et non les moindres, sont déjà censurés dans le pays. Alors que cette législation est prononcée par les dirigeants qui instaurent des lourdeurs. Comme la déclaration préalable, dont le modèle a été joint au décret, pour l’exercice de l’activité d’information en ligne. Elle représente la volonté de contrôle. Cette loi ministérielle frappe aveuglement les journalistes algériens vivants à l’étranger qui sont déjà partout exclus localement. Et souvent ils sont menacés, par même certains citoyens qui voient des abrités à l’extérieur du pays qui déstabilisent la nation.

Le premier des titres ou labels de la presse digitale, à la tête des consultations sur Internet, TSA (Tous Sur l’Algérie) créé par des Algériens résidents en France, n’est pas visible depuis le territoire national. Mais aussi ses managers condamnés à une amende prononcée lors d’un procès.

Il est bloqué avec Interlignes Algérie, Casbah Tribune et Maghreb Emergent ainsi que d’autres encore fraichement lancés tel L’Avant-Garde. Aussi de jeunes journalistes sont emprisonnés sous les fallacieuses accusations du liberticide code pénal que ce nouveau code dépasse désormais…


1 réflexion sur “Le décret coltiné par la bureaucratie pour contrôler la presse digitale !”

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