Lycée Lotfi à Oran

Harcelée pour sa chevelure, par le proviseur d’un lycée, à Oran.

Au lycée de la capitale de l’ouest algérien qui était une cité symbole d’émancipation mentale et culturelle, le proviseur a trouvé le moyen d’harceler une de ses disciples. Et il le fait pour une coiffure et non pour ses résultats ou pour un autre comportement. Une histoire de tenue, qu’il considère osée ou mal au point. Une chevelure frisée qui l’agace, disent les « post » des réseaux de la toile.

Les parents, dont la mère s’est présentée le dimanche 12 novembre à l’établissement, mais n’a pas été reçue, d’après un article du quotidien d’informations « El-Watan ». Le lendemain, lundi, la fille se fait de nouveau renvoyer, à cause toujours de ses cheveux. Il lui a été exigé de ramener ses parents. Sa mère est revenue mercredi et trouve le directeur en réunion. Jeudi, en elle été reçue.

Jamais l’arbitraire ne s’est autant gonflé en Algérie, que depuis que les malsains charlatans se sont déclarés gardiens, à partir des années 1980, des valeurs et en justiciers d’une morale rétrograde. Le pays continue de sombrer dans l’obscurantisme. Alors que la jeunesse avide de liberté ne cesse de manifester, alors qu’elle subit quotidiennement des brimades.

Pourtant la concernée est une championne d’Afrique et de Méditerranée en escrime. Et juridiquement est majeure par émancipation selon ces actes. Car N. B., 16 ans, est vraiment sportive de haut niveau. Et ce qui lui est dû, devait être une conséquence à cet administrateur de lycée. Aucune explication n’est donnée à ce stade de l’affaire.

Par contre les exigences qui ont été faites par l’établissement, dont les responsables ont assigné à la fille de quitter le lycée, pour n’y revenir qu’avec les cheveux attachés, lissés ou coupés. Or sa tignasse est relativement courte et ne peut être plus réduite. 

C’est aussi le climat général que vit le pays qui autorise que des bureaucrates s’immiscent dans le choix de look des personnes. Les réactions sur les réseaux sociaux Net, sont des condamnations unanimes et généralisées.

Les militants féministes en tête se sont offusqués de cette réaction myogène d’un bureaucrate qui s’occupe, non plus de pédagogie, de futilités qui se rajoutent à un contexte de pandémie mettant déjà en difficultés les citoyens de tous les âges.

La réactivité des responsables de la tutelle tarde. Alors que l’éducation dans une Algérie qui en proie aux pires vices, est mainte fois interpellée par sa jeunesse.

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