Saïd Bouteflika et ses complices

Saïd Bouteflika et ses acolytes seront rejugés en cassation

Il souhaitait un 5ème mandat à son frère. Et pour cela il a demandé à des alliés de grande pointure, comme d’anciens chefs des puissants services secrets ou bien la responsable d’un parti, très en vue, de l’opposition, d’apporter une neutralisation de l’armée, dont le 1er responsable de l’institution militaire, après le raïs, est Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major.

En dépit du verdict de 15 ans de prison, prononce le 15 février dernier, la section III, de la chambre criminelle près la Cour suprême, a rendu un arrêt concernant l’affaire de pourvoi en cassation. Il a été introduit par le Procureur général militaire près la Cour d’appel de Blida. Bouteflika Said, Tartag Athmane, Louiza Hanoune et Mediene Mohamed, seront rejugés. Le recours en cassation, prononcé par le représentant de la partie publique a été acceptée dans le fonds et la forme.

Toutes les peines ont été maintenues, à l’exception de celle de la responsable du « parti des travailleurs » a été réduite à trois années. Car dans l’affaire du soutien au maintien de Bouteflika, Louisa Hanoun avait aussi contacté l’armée, ne cachant pas son jeu malsain, en soutien à Saïd. La justice tient compte de sa démarche, mais de sa connivence avec le frère du despote.

Cette annulation de la décision, induite en appel, renvoie, encore une fois, l’affaire et les justiciables devant la Cour d’appel militaire de Blida. La composition humaine de l’instance « … sera formée d’une autre équipe de magistrats, afin d’y statuer, conformément à la loi… », lit-on dans le communiqué du procureur général de la Cour suprême.

Le frère de l’ancien président algérien et ses acolytes seront donc rejugés. A ce stade, ils sont donc reconnus de complots contre l’Etat, puisqu’une sentence a été déjà prononcée pour de tels faits. Le vocable de « présumé » ne s’applique dans cette nouvelle situation.

Saïd a été considéré, après l’ACV (attaque cérébrale), qualifié de débilitant, dont été victime en 2013 son mentor et son aîné, Abdelaziz Bouteflika, puissant et intouchable. Il a d’abord servi comme conseiller, tenant le rôle de 1er assistant. Ce qui n’avait aucune valeur constitutionnelle dans les institutions du pays.

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