4 personnes condamnées pour espionnage pour la France.

Tribunal Dar-El-Beïdha, Alger.

Au total six personnes sont impliquées dans cet imbroglio où se mêlent trafic de drogue, de véhicules, de matériel médical, de falsification de documents d’identité, de terrorisme et d’espionnage. Elles ont été jugées dès lundi 9 novembre. Deux sont relaxées. L’affaire a été traitée par le tribunal de Dar-El-Beidha et s’est soldée avec des sentences de prison pour 4 des principaux protagonistes.

Un homme et son ami, policier à l’aéroport international d’Alger, sont condamnés à sept ans d’emprisonnement. Le renommé « Zanedjabil » écope de la peine maximale, ainsi qu’un douanier qui a également été condamné à trois ans de prison, tandis qu’un stagiaire à l’aéroport a été condamné à 18 mois de prison.

Trois Algériens ont été condamnés à de la prison ferme pour avoir envoyé des renseignements à des fonctionnaires de sécurité de l’ambassade de France à Alger. Paradoxalement, l’institution diplomatique française et ses chefs ne sont en rien inquiétés et se disent même pas concernés, selon un article de l’hebdomadaire « Le Point« .

Dans les commentaires du site Internet du journal (quotidien) et TV Echourouk, il est précisé clairement que « … les renseignements transmis couvraient le trafic de véhicules, dans les deux sens et vers les deux pays (Algérie et France), les faussaires algériens spécialistes en faux passeports et en faux visas, les réseaux de vol d’équipements médicaux en France pour les ramener en Algérie, les affaires de blanchiment d’argent et l’identité de certains demandeurs de visa…« 

Pour sa part, Ennahar précise que les indications envoyées par le principal incriminé, Z. A., concerneraient « … des activités du port d’Alger obtenues par des liens avec un officier de la police judiciaire au port chargé de la surveillance des navires et des marins. » Dans le téléphone d’un autre accusé B.K., contact du premier, qui est employé de l’ambassade, des éléments « …concernent deux ressortissants français qui n’avaient pas réussi à obtenir leur visa d’entrée en Algérie, ainsi que des suspects de terrorisme en France, un ex-membre du FIS arrêté en Italie et des véhicules volés et traqués par Interpol... ».

L’affaire remonte à 2018, quand les services de sécurité algériens arrêtent au total 6 personnes, pour espionnage au profit de la France. L’ambassade semble être pleinement dans une sorte d’opération policière de délinquance, derrière un trafiquant de stupéfiants qui, de double nationalité, s’est installé en Algérie en 2010. Il s’agit d’un certain Zandjabil, lequel a été cité, par l’ancien directeur de la police Abdelghani Hamel, dans son récent procès, où lui, son épouse et ses enfants sont accusés de corruption. Et lui, après une carrière de 37 ans et le grade de général major, inculpé pour activités illégales, trafic d’influence, détournement de foncier et mauvaise utilisation de la fonction.

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