Anis Rahmani Ennahar-TV & son épouse

Anis Rahmani, d’Ennahar-TV, écope de 5 ans de prison, pour l’affaire du colonel Ismail.

Quoi que penseront les tenants de purification des rouages institutionnels et des pouvoirs en Algérie, le soubassement, des procès qui sont déclarés pour lutter contre la corruption, est une vaste confrontation entre les clans du nationalisme corrompu et fasciste que sert loyalement l’incompétente bureaucratie.

Une crainte que ça soit vraiment cela le phénomène déclenché par une « justice du téléphone », sous l’égide de commanditaires appartenant à une faction dominante actuellement, sur ses anciennes concurrentes. Ils se neutralisent, et s’entretuent comme en 1963, les unes et les autres, dès que la domination change de main. Les revanchards vainqueurs réduisent leurs adversaires à d’exclus, de liquidés et d’emprisonnés.

Le cas de la condamnation du propriétaire de la Chaîne-TV Ennahar, un média qui s’illustre par du charlatanisme, semble être dans cette épouvantable guerre des clans. Il a été accusé d’avoir enregistré et diffusé une conversation téléphonique, avec un officier supérieur du renseignement. Une affaire pour laquelle il n’a été inquiété auparavant, car protégé du téléphone présidentiel. Après Bouteflika, toute une série d’accusations, notamment « diffamation de l’armée » et enregistrement de communications sans consentement, lui est reprochée par la justice.

Ce chef du premier groupe de médias privé d’Algérie, s’est placé en appui, becs et ongles, avec un candidat islamiste, Bengrina qui a prié sur un trottoir en plein campagne électorale. Ce soutien est sur des bases à la fois régionalistes et idéologiques. Après avoir apporté de toutes ses forces, une aide au 5ème mandat, avorté, à Bouteflika.  

Il a été condamné, à 5 ans d’emprisonnement et à une amende de 100 000 dinars (770 dollars), le 15 novembre. Une déclaration de sa société a confirmé la sentence prononcée par un tribunal d’Alger. C’est la peine la plus sévère infligée à un magnat de la presse dans ce pays d’Afrique du Nord. D’autres journalistes ont été condamnés à 3, 2 et 1 an, pour n’avoir pas aussi soutenu l’élection controversée d’Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays. Il a arrêté, en février dernier, pour d’autres infractions désignées par « violation de la réglementation des changes, chantage pour obtenir un avantage indu et détenir des comptes bancaires à l’étranger… », selon plusieurs médias algériens. Ce qui augure que cette première condamnation n’a trait qu’à ce qui est par « l’affaire du colonel Ismail », qu’il reconnait car l’enregistrement ne permet pas de nier, contrairement des autres véritables crimes de droit commun. Pour ces autres délits, son épouse est aussi impliquée et vit actuellement en liberté surveillée, en attente de poursuites.

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