Désapprobation de la constitution en Algérie

Quel avenir pour une constitution ayant 13.8% du corps électoral ?

L’effet de la mascarade électorale du 1er novembre 2020 en Algérie, sur l’image du pays dans la scène internationale, a l’air d’air d’être une punition pour le régime. Les incompétents et corrompus, qui se cachent derrière les militaires, ne finissent pas de casser ce grand pays à cheval entre ce qui le « monde arabe » et l’Afrique.

La bureaucratie, composée de nationalistes réactionnaires et de faux intellectuels rentiers dont nombreux journalistes et même artistes, a grandement détruit la place dans la société de la glorieuse ANP (Armée Nationale Populaire). Le personnel de cette dernière, notamment les hauts gradés, bénéficie des actions de la collectivité nationale, des services étatiques et des deniers comme pour l’immobilier. Les postes de travail bien rémunérés et nombreux des projets publics sont servis par les décideurs des bureaux au bénéfice des agents de l’armée.

La pédagogie d’un vote inutile.

C’est pour cela que l’armée adopte la constitution qui n’a pps satisfait le peuple algérien. Et l’effet sur les affaires du pays dans le Monde, est une tare idéologique et une gouvernance trafiquée de toutes parts.

Les Algériens ratent rarement les occasions de manifester, pour surtout dénoncer la bureaucratie qui dirige et tente d’imposer un texte qui n’a obtenu une majorité d’approbation. Les dirigeants qui sont connus par la corruption et l’incompétence refusent un changement des élites. Car l’alternance politique ne fonctionne pas. Et donc la démocratie est malade, dans un pays qui n’atteint pas l’émergence économique et où les libertés reculent sous l’effet de l’emprise des autocrates.

En dépit de l’usurpation manipulatrice du symbole du 1er novembre et de l’implication de l’armée en soutien au projet de texte, le référendum constitutionnel de 2020 est un échec. La révision n’était pas une demande des protestations connues sous le nom de Hirak. Saïd Bouteflika, au nom de son frère aphasique préconisait une nouvelle 1ère loi, histoire de détourner encore une fois le pouvoir !

Les troubles politiques de l’année et les efforts du gouvernement, afin d’encourager une forte participation au vote, n’ont mobilisé qu’un électeur sur quatre. La stratégie visant à tourner la page, dessinée par le nouveau président A. Tebboune avait cette tant désirée participation à l’élection, mais le résultat est là, négatif et vraiment maussade.

L’effet de la pandémie conjugué au boycott qui a été le mot d’ordre des militants du Hirak, c’est le taux de participation le plus bas jamais enregistré en Algérie, lors d’une élection. La victoire des jeunes qui sont effectivement une nouvelle génération de contestataires, n’a bénéficié d’aucun support médiatique relevant du droit citoyen à l’expression.

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