La peine d’Abdelkrim Zeghileche commuée.

L’arbitraire contre Abdelkarim Zeghilèche est le cas d’espèce, à même de citer comme exemple, d’aveuglement de la révocable autorité en Algérie.

Photo du profil Facebook.

Pour nous, il serait indélicat de se fier à RSF (Reporters Sans Frontières) et à son soutien apporté aux journalistes persécutés en Algérie. L’ONG fondée par un ultra de la droite française, ressortissant des colonisateurs français en Algérie, Robert Ménard, devenu maire de Bézier. Et dont le dernier ouvrage s’intitule « Vive l’Algérie française« . Cette organisation reste hystérique quand il s’agit de la Chine, de la Russie, de Cuba ou d’Algérie. Alors que la « black liste » des Etats-Unis ou bien l’accès aux médias en occident à certaines populations discriminées ne sont guère mis au-devant.

Dimanche 8 novembre, la peine de prison de ce journaliste a été commuée en appel à un an, dont six mois derrière les barreaux, a déclaré le groupe de défense qui est en charge des droits des prisonniers poursuivis par la bureaucratie qui règne sur les affaires à Alger. C’est des grands animateurs du mouvement appelé Hirak.

Directeur de la radio-Sarbacane, basée à Constantine et diffusant sur le Web, il a été condamné en août dernier à deux ans de prison, pour « atteinte à l’unité nationale » et « insulte au chef de l’État ». Il avait été accusé, d’avoir publié des appels sur Facebook, pour créer un nouveau parti politique, selon son avocat. Et c’est ce qui taraude les juges dont les Algériens disent qu’ils obéissent au téléphone, entendre la bureaucratie du ministère.

C’est l’un des journalistes des plus traqués dans son pays, car critique. Et dont l’objectivité le différencie de l’impartialité béate qui joue la complicité par sa pseudo-innocence pour ne pas dénoncer les auteurs des injustices.

Zeghileche est détenu depuis le 24 juin et devrait être libéré fin décembre, a déclaré le groupe des avocats rattachés au CNLD (Comité Nationale de Libération des Détenus). Lors de la sentence du tribunal en appel, tenu le 25 octobre dernier, le procureur du parquet avait demandé que sa peine soit augmentée.

Le combat de ce journaliste consiste à adhérer à l’opinion, afin que l’Algérie se développe. Il fut militant, donc exerçant un journalisme d’opinion, pour que Bouteflika, bardé d’un vrai gang familial et de bureaucrates corrompus, soit chassé du pouvoir dès 2014 ou même avant.

2 réflexions sur “La peine d’Abdelkrim Zeghileche commuée.”

  1. Ping : Khaled Nezzar revient en Algérie, une justice qui s’auto-dénonce. – A.I.C.D.

  2. Ping : Deux ans de prison requis pour Amira Bouraoui, lors du procès en appel. – AICD : Algérie Infos Critiques & Droiture.

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