Bouregaâ a défié les autorités algériennes jusqu’au dernier souffle.

Ryad Kramdi / AFP

Plus de 70 détenus sont actuellement emprisonnés par la répression du gouvernement qui s’en prend à la dissidence du Hirak. Laquelle ne s’est estompée, en dépit de l’élection douteuse d’un président.

L’un des animateurs de la sédition qui s’est déclenchée en février 2019, Lakhdar Bouregaâ âgé de 87 ans, est un héros de la guerre de libération. Il vient de rendre l’âme à son créateur, alors qu’il était dans le vif de la lutte pour une nouvelle en Algérie, pour des élites plus intègres et compétentes.

Bouregaâ fut accusé lors de sa participation du mouvement Hirak, d ‘ »‘atteinte aux institutions de l’Etat » et de participation à une « entreprise démoralisant l’armée qui a pour but de nuire à la défense nationale ». Avec ces prétextes de la réprimande, il a été jugé et condamné, incarcéré du 30 juin 2019 au 2 janvier 2020, selon le code pénal liberticide qui s’en prend ouvertement à l’opposition.

Il a abandonné une grève de la faim, sur conseil des membres de sa famille et de sa défense, car son âge ne le permettait pas. La chaîne de TV publique l’a diffamé de toutes les couleurs, avec des « Fake news » inimaginables qu’ils soient produits par un service de presse étatique.

Dans ses mémoires, révélées il y a quelques années, il a indiqué les tortures et les autres affres qu’il a subi, lors de son emprisonnement de 1967 à 1975, sous l’ancien régime de Boumediene particulièrement.

Il fut fondateur de ce qui actuellement le plus ancien parti politique le FFS et pris les armes en 1963, lors des accaparements du pouvoir par le clan dit d’Oujda. Auquel d’autres clans se sont opposés, alors que même la guerre de libération ils s’entredéchiraient. Et surtout n’épargnaient pas, en les massacrant, les autres concurrents qui combattaient pour l’indépendance. Y compris, ceux qui rejoignirent le FLN entre 1954 et 1962, comme les communistes, avaient été physiquement tués par centaines par les mentors de la lutte armée…

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